Privés d’informations sur les comptes et autres activités de leur commune, les habitants de Terre-de-Haut ne peuvent se livrer qu’à des supputations quant à l’état des finances communales.
Des rumeurs circulent en effet sur un éventuel nouveau déficit qui mettrait bientôt la commune sous tutelle préfectorale. Rumeurs qui, si elles se confirmaient, rappelleraient de fâcheux souvenirs aux contribuables que nous sommes...
Souvenez-vous des démentis répétés, la main sur le cœur, de l’ancien maire sur l’état désastreux de sa gestion des années 90 qui nous a valu un record de France du déficit communal, une augmentation colossale des impôts locaux et un rapport des plus sévères de la Chambre Régionale des Comptes, toujours consultable sur Internet.
De nombreux signes viennent malheureusement corroborer ces rumeurs :
- annonce par le maire de l’augmentation des impôts locaux dans son discours du 1er janvier 2010.
- aucun des travaux en cours actuellement ne nécessite un apport communal, c’est soit l’Europe, soit la Région, soit les deux conjointement qui financent.
- le ramassage des encombrants ne se fait plus. Faute d’être rémunérée pour ses prestations, la société chargée de récupérer ferrailles et autres déchets de consommation est repartie avec ses bennes vides, après déversement sur la plate-forme de leur contenu.
Un problème insurmontable lié à l’imprévoyance et au gaspillage
Ce dernier point des déchets est particulièrement accablant et inquiétant car il détériore considérablement l’image, l’environnement et le cadre de vie de notre île. D’autant plus que le Préfet de Guadeloupe vient d’annoncer sur RFO télé la fermeture prochaine de la décharge à ciel ouvert du Chameau, sans proposer une solution de rechange.
Sans volonté réelle d’adaptation, sans moyens financiers, sans structures adéquates pour régler cet épineux problème du tri, du stockage, du recyclage et de l’élimination des déchets, nous courons à la catastrophe écologique et sanitaire.
La responsabilité des municipalités successives depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui – dirigées par les mêmes hommes - est flagrante. Jamais préoccupées d’aborder sérieusement ce problème et de mettre en œuvre les moyens de le résoudre efficacement, elles se sont acharnées à gaspiller l’argent public dans des opérations foireuses et coûteuses qui n’ont rien rapporté à la commune et dont la liste ci-dessous n’est pas exhaustive :
Premier assainissement calamiteux du Marigot, chambre froide, jet d’eau marin, chantier de Morel, débauche de dépenses festives, abandon de Vieille Anse pour un franc symbolique, plusieurs réfections sans suite du plan d’eau et du marché du fond Curé, gaspillage permanent d’énergie électrique à Rodrigue et à Petite Anse, embauche toujours plus importante d’employés municipaux à la solde du pouvoir... etc, etc.
Nous payons aujourd’hui au prix fort l’incompétence et l’imprévoyance de ces politiques à courte vue qui ont conduit Terre-de-Haut et sa population dans une véritable impasse en ce qui concerne le respect et l’application des normes actuelles en matière de traitement de nos déchets et ordures. Impasse dont les répercussions à tous les niveaux, économiques, sanitaires et environnementaux, sont incalculables.
PREUVES EN IMAGES
Chantier poissonnerie : financé par l’Europe et la Région sans participation communale.
Arrêt de récupération des bennes par la société spécialisée.
Bienvenue chez Stocky : choix impressionnant d’appareils ménagers.
Pourquoi trier le verre puisqu’il est mélangé aux autres déchets ?
Choix de pneus tous calibres.
Accumulation de batteries, hautement polluantes.
Plastique en tous genres non biodégradables. Durée de vie : éternelle
Containers archi bondés jamais vidés...
Voilà en effet
une réalisation prétentieuse qui a coûté très cher aux contribuables européens et saintois et dont on se demande à quoi elle sert réellement. Paraît-il une fois l’an pour que les amis du pouvoir
installent leurs stands à boudins et crêpes de poisson le 15 août ...
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